Johanna

Je suis co-héritière de Christ comme les autres !

En fait c'était affaire faite depuis toujours, j'aurais dû le savoir. Déjà à l'école enfantine. Je me souviens avoir à cette époque demandé à ma Tante : "Dis, Biggi, est-ce que plus tard je pourrais me marier avec Desi ?" J'avais oublié cette épisode là jusque vers mes 15 ans, jusqu'à ce que je tombe amoureuse de Cindy, ma voisine et ma meilleure amie. Au début je n'y croyais pas vraiment.

C'est la puberté ! C'est pas vraiment de l'amour ! C'est ma meilleure amie, je suis sa meilleure amie, c'est normal qu'on s'aime bien !

J'ai alors rangé tous ces sentiments dans un coin perdu de ma raison. Mais j'y repensais régulièrement et à chaque fois j'étais troublée. J'aurais voulu en parler avec Cindy, mais je n'ai pas osé. Et certainement pas après qu'elle dit un jour : "Je crois que... je ne suis pas lesbienne." J'ai eu l'impression qu'elle n'était pas très sûre d'elle quand elle l'a dit. Moi non plus. J'ai répondu : "Je sais pas. Mais je crois... que moi non plus" et j'ai ressenti à ce moment là une douleur que je ne pouvais pas bien définir. J'ai enfoui cette douleur parce que j'étais, j'espérais secrètement, être "normale".

Lorsque nous étions ensemble, je ne culpabilisais pas de l'aimer, mais quand j'étais seule, j'en doutais.

Est-ce que je vais bien ? Est-ce que je ne suis pas "normale" ? Est-ce un péché ?

Le sentiment d'être la seule au monde à ressentir ça et les conflits intérieurs toujours plus rapprochés, me déstabilisaient toujours plus. Je me haïssais. Je me couchais et je pleurais dans mes cousins. Je ne pouvais en parler à personne.

Bon Dieu, pourquoi ? Mais aide-moi ! Je ne veux pas être "comme ça" ! C'est pas possible, je suis quand même enfant de Dieu !

Un jour , je me suis sentie enfin prête à en parler à deux amies de mon groupe de copines. "On ne choisit pas de qui on tombe amoureux", m'a dit Line. Ça m'a beaucoup soulagée, même si j'ai eu besoin d'un moment avant de pouvoir les regarder dans les yeux.

L'année scolaire suivante, notre classe est partie en classe verte à Constance. Je partageais ma chambre avec mes copines Cindy, Line et Cya.

Un soir, dans notre chambre, Cindy m'a pris les mains et m'a dit à mi-voix : "je t'aime". Ce regard chaleureux venant des plus beaux yeux verts. J'aurais voulu que le temps s'arrête. Line et Cya étaient super contentes pour nous.

Pourtant, la même semaine, alors que j'arrivais dans le couloir, je découvre Cindy assise sur les genoux d'un copain de classe. Elle me fit un signe, le sourire jusqu'au oreilles, et me lança : "Salut Johanna ! Je crois qu'en fait je suis bi" comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Je fis sèchement un "Aha !" et me suis lancée dans le couloir qui ne m'avait jamais paru si long. Je me suis effondrée derrière un coin de la maison, secouée de larmes. Cindy ne se comportait pas autrement qu'à son habitude. Mais moi j'ai pris mes distances. Line et Cya qui essayaient sans arrêt de me remonter le moral et quand Cindy leur a demandé ce qu'il se passait, elles ont répondu énervées :"Tu dois bien te l'imaginer !" Je ne sais pas si vraiment elle ne voyait pas ou si elle faisait seulement comme si elle ne comprenait pas. Le reste des jours du camps, je les passais avec mes deux copines, souvent au cimetière proche et aussi loin que possible de Cindy.

À l'école, je m'asseyais le plus loin possible de sa place. Cya et Line ne me croyait pas quand je leur disais que je n'étais plus amoureuse de Cindy. Et moi je me disais que j'étais peut-être aussi bi, ce qui me soulageait un peu. Être bi c'est pas grave. Ceux qu'on critique c'est les homosexuels. Je ne suis pas obligée d'être avec une fille. Ca, c'est O.K, hein bon Dieu ?!

Au moins ça me rassurait un peu.

Puis, avec le temps ça a fait "clic" dans ma tête, et je me suis assumée "je suis lesbienne". Enfin j'avais compris que le bon Dieu m'aimait autant que tout autre enfant de Dieu. Et si c'était un péché, il m'aiderait à ne pas succomber à la tentation, et me pardonnerait. On a tous une croix à porter et "ça", c'était la mienne.

Ma meilleure amie, Angela, qui est aussi néo-apostolique, sait aussi que je suis lesbienne. Je peux toujours compter sur elle. C'est elle qui m'a redonné courage à chaque fois, m'a toujours comprise et c'est auprès d'elle que je pouvais me laisser aller à pleurer quand j'en avais besoin. Angela possédait le don de toujours me remettre devant les yeux que Dieu m'aime comme Il aime tous les hommes.

Un jour, j'ai osé participer pour la première fois à une rencontre de filles. Onze regards remplis de curiosité se sont posés sur moi. "Salut !" L'atmosphère était agréable et détendue. Là j'ai rencontré Irma, qui est maintenant une de mes meilleures amies. Je crois que j'ai enfin trouvé ce que je cherchais inconsciemment et ce qui me rend heureuse. Ça fait du bien de savoir qu'on est pas toute seule !

Pourtant quand j'étais à la maison, je me sentais de plus en plus mal à l'aise et j'essayais de rendre réalité un monde imaginaire dans lequel je m'échappais en lisant des romans lesbiens ou dans les lettres que j'écrivais à ma correspondante qui était, elle aussi; en plein coming-out. Je ne voulais pas voir qu'il n'est pas possible d'échapper au présent, même avec la meilleure volonté du monde. Mes angoisses d'étouffer sous le poids du présent n'ont cessé de croître et des lignes comme celles que j'ai écrites dans mon journal le 4 septembre 2004, étaient de moins en moins rares :

"... Aujourd'hui R. est venu chez nous. A un moment donné, on a parlé d'homosexualité. Sa sœur est lesbienne et il dit que les lesbiennes n'aiment pas les hommes. Peut-être était-ce sont expérience, mais de cette discussion, sortaient de plus en plus de choses négatives. Au début j'avais l'impression qu'en l'espace d'une seconde j'allais me liquéfier sur place et à d'autre moments j'aurais pu me lever en larmes et quitter la pièce en courant avec une phrase du type : "Super, ce que vous pensez de moi !" Je ne sais pas combien de temps il faudra que je donne le change en me taisant et en faisant des réflexions hétérosexuelles. Mais probablement plus de temps que je ne l'avais pensé jusqu'ici. au début. A quelque part, ça fait mal. Pourquoi est-ce que je ne peux pas tout simplement être heureuse et en même temps nager à contre-courant ? Pourquoi en font-ils tous un drame ? Je veux partir d'ici ! ... Pourquoi je ne peux pas tout simplement dire la vérité ? Ces éternels mensonges et ces contorsions m'oppressent !!! Combien de temps dois-je encore tenir ? combien de temps puis-je encore tenir ? ... Ma grand-mère pense qu'être lesbienne c'est moderne. Ils ne savent pas ce que c'est. Tous, ils ont vraiment tous que des préjugés et de fausses images de nous. . ... Il n'y a que lors des rencontres entre filles, dans mes lettres et avec Sophie que je peux être sincère, honnête, heureuse, libre et comprise. Je donnerai tous, je quitterai ma famille, pour vivre tous les jours les sentiments que je ressentais quand j'étais à mes rencontres entre filles..."

Le jour de mes 16 ans j'ai pleuré. Ce n'étais pas le Niagara, mais j'ai pleuré. Pas encore une année comme ça ! Je n'en peux plus !

Ça n'a pas été facile pour ma mère. Je crois qu'elle commençait à avoir une vague idée que quelque chose se passait en moi.

Cependant, dans la vie, chaque creux est toujours suivi d'un sommet. Ce sommet c'était les filles de ma classe. Je me suis senti obligée de leur faire mon coming-out parce pour les cours de sport nous nous changions toutes dans le même vestiaire. (Aujourd'hui je trouve cette réflexion ridicule, mais le résultat positif en a vraiment valu la peine.) Il n'y avait pas le moindre problème pour aucune d'entre elles. Au contraire, elles trouvaient ça très intéressant et très naturel. Quand je leur ai proposé de dorénavant aller me changer dans le local des douches, elles ont réagi comme si je les prenait pour des folles : "N'importe quoi !" "tu déconnes ?!" "Pas pour moi".

Évidemment la nouvelle s'est répandue rapidement dans toute la classe et quelques idiots se moquaient de moi : "Hé, Johanna ! Est-ce que tu trouves que les femmes sont belles ?" Cya et Line m'ont aidée à faire face. Surtout que Cya, entre temps, m'avait annoncé sa bisexualité.

Parallèlement, les examens de fin d'année et les problèmes de math qui vont avec se rapprochaient de plus en plus. Sans parler de l'examen pour passer le permis de conduire, et ma mère qui m'a profondément déçu un disant un jour : "chez eux c'est dans la tête que quelque chose ne va pas !" Maman, je suis aussi une de "celles-là". Pouvez-vous vous imaginer ce qu'on ressent quand à la question de sa propre mère : "tu ne me fais pas confiance ?" on ne peut pas répondre en disant oui ?

Et la croix s'alourdi encore. Un mercredi soir, à la fin d'un service divin de jeunesse, on nous lit un texte des apôtres de district à propos de la sexualité. Cette lettre a été très mal comprise chez nous. A la sortie de l'église, je ne pouvais plus retenir mes larmes. Angela et deux autres jeunes sont venus vers moi. L'une d'elles me dit : "Ils débloquent complètement maintenant !" et l'autre essayait de me remonter le moral : "Tu ne dois pas prendre ça trop au sérieux, ils ne savent pas de quoi ils parlent".

Le lendemain à l'école une copine néo-apostolique m'en parla aussi. "Maintenant ils sont vraiment tous contre vous". Elle me le disait sans aucune pitié, d'un ton égal, comme si ce n'était qu'un fait, et c'est exactement aussi la façon dont je le ressentais, c'était un fait.

Mon prêtre de jeunesse voulait aussi me parler : "Tu ne m'as pas beaucoup plu mercredi soir !" (j'avais pleuré pendant tout le trajet du retour). Il me proposa de lui confier mon problème. Mais j'ai refusé. Comment s'est-il senti, lui mon prêtre ? Je culpabilisais et cela me mit encore plus la pression.

C'en était devenu trop pour moi. J'ai commencé à me taillader la peau, cela me donnait une agréable impression de vide. Notre ancien avait annoncé sa visite pour le service divin du mercredi soir suivant. Je me suis décidée à me confier entièrement à lui. Même si j'avais très peur de ce moment là, je l'attendais avec impatience. Mille fois, j'ai pensé à ce que je voulais lui dire et mille fois j'ai renoncé. Angela est venu avec moi pour m'apporter son soutien.

Lorsque enfin j'ai pu tout lui sortir, je me suis sentie très soulagée et libre. Je peux pas exprimer comment ça m'a réjoui de voir qu'il a vraiment essayé de me comprendre et de se mettre à ma place. L'ancien m'a dit qu'il prierait pour moi et qu'il voudrait que nous en rediscutions lorsqu'il se serait plus informé et aurait eu le temps d'y réfléchir. Mais se serait mieux que j'attende encore avant de faire mon coming-out auprès de mes parents. Il me demanda d'en parler d'abord avec le responsable de la communauté qui pourrait être un tiers neutre et ainsi faciliter une discussion avec mes parents. Il me dit encore qu'il ne pensait pas que l'homosexualité était un péché, seulement la pratique de l'homosexualité. Après cette rencontre, Angela me confia qu'elle avait senti une réelle communion de pensées pendant cet entretien qui nous liait tous les trois. C'était aussi mon avis. C'était une expérience de la foi !

Pourtant, cette période de bonne humeur a été étonnamment courte. Déjà le lendemain, à l'école, Cya et moi nous démoralisions l'une l'autre en essayant pourtant de nous aider mutuellement. Avec son crayon, elle écrivit au milieu de la table "Bureau des déprimées". Sa mère lui donnait des médicaments pour qu'elle ne soit pas dépressive, mais apparemment ils n'aidaient pas. Naturellement, je me faisais du soucis pour elle, surtout lorsqu'elle a commencé elle aussi à s'auto-mutiler.

La deuxième visite de l'ancien dans notre communauté approchait. Cette fois-ci nous n'étions plus aussi crispés. Encore une fois il expliqua prudemment qu'il existait deux sortes d'homosexualité : le penchant et l'orientation. Il voulait dire par là que ce n'était pas forcé que je reste "comme ça". J'ai poliment décliné. Ça partait d'un bon sentiment, mais qui mieux que moi peut savoir ce que je ressens ? 

Je ne vais pas comprendre les maths tout d'un coup ou me lever un matin gauchère.

En plus, je ne voyais plus mon homosexualité comme un défaut. Je commençais même à en être fière et je ne voulais plus changer même si j'en avais eu la possibilité. Nous avons convenu que la prochaine étape était d'en parler au responsable de la jeunesse et au responsable de la communauté.

L'angoisse des examens se déversait comme un raz de marée dans ma déprime et la moindre remarque homophobe d'un animateur radio me mettait en colère. Malgré tout ça, j'ai décidé d'arrêter de me taillader les bras, par amour pour Angela.

Je me suis retirée dans l'écriture de poèmes et ballades dépressives au lieu de bosser pour mes examens. Ma potentiel de concentration s'était envolé depuis longtemps et ne voulait pas revenir. J'essayais en permanence de m'imaginer quelle allait être la réaction de mes responsables de jeunesse et de la communauté.

Puis le jour de l'outing suivant est venu. C'était un dimanche où un service dive de jeunesse était tenu par l'ancien. Évidemment j'étais très excitée dès le matin. Aide-moi bon Père ! Je n'y arriverai pas toute seule !

Et il m'a aidée. Déjà rien que la parole donnait le ton : "C'est ici la journée que l'Éternel a faite : Qu'elle soit pour nous un sujet d'allégresse et de joie ! O Éternel, accorde le salut ! O Éternel, donne la prospérité !". C'était une expérience de la foi comme sortie d'un livre d'image. Le service divin m'a ensuite donné du courage et de l'énergie, et m'a tranquillisée.

Mon responsable de communauté l'a pris sans problème et de manière très cool. Le responsable de la jeunesse se doutait de quelque chose comme ça et pensait que ça pourrait encore changer, du style : Te fais pas de soucis, ça viendra ! Mais je veux rester comme ça, comme je suis ! Et de toute façon, personne pourrait changer ça !

L'ancien a encore souligné, pour la troisième fois, qu'il existait un penchant et une orientation. Hé-ho  ! J'ai déjà dit que j'en étais sûre depuis deux ans ! Mais il demanda à mes deux prêtres d'agir en fonction de ma "manière momentané de voir les choses".

J'étais la dernière que mon responsable de communauté ramenait chez elle. Il essaya encore une fois m'assurer qu'il n'avait aucun problème avec ça et me sortit la rengaine du : "Je n'ai aucun problème quand c'est deux femmes, avec deux hommes, là je crois, que je ne pourrais pas me l'imaginer".

Le même jours une communauté de notre district fêtait son jubilé. J'y étais aussi en tant qu'alto du chœur des jeunes. Après la cérémonie il y avait un encore un apéritif. En cherchant une copine, je passais entre les tables. A un stand, se trouvait aussi l'ancien et quand il me vit il me sourit et me demanda comment je me sentais. "Soulagée !", je lui réponds.

Le moral de Cya et le mien remontait lentement, mais sûrement. Je faisais de nouvelles connaissances dans le milieu, j'allais aux rencontres entre filles et je me sentais vraiment bien quand j'étais avec des filles comme moi.

Un soir, l'ancien était à nouveau parmi nous. Il me dit qu'il avait prévu de rendre une visite de famille à mes parents en compagnie de notre responsable de communauté. En fait j'aurais voulu attendre d'avoir fini avec mes examens pour faire mon coming-out auprès de mes parents, pour ne pas rajouter encore du stress et des problèmes à ceux que j'avais déjà. Mais je me suis dite qu'une telle opportunité ne se représenterait pas si de sitôt. L'ancien me surpris en me demandant d'en parler à mes parents déjà avant qu'il ne vienne. "Je pourrais pas !" Mais lorsqu'il arriva, j'avais fait ce qu'il m'avait demandé. J'avais engagé Angela pour me soutenir. Rien que sa présence suffisait déjà à me donner un peu d'aplomb. C'est bon de savoir qu'il y a quelqu'un sur qui on peut compter.

Merci bon Dieu d'avoir toujours mis quelqu'un à mes côtés, quand j'avais besoin d'aide et maintenant encore une fois. On peut toujours compter sur toi !

En sachant que j'allais bientôt faire mon coming-out, j'ai donné à lire à ma mère un livre sur une jeune femme transsexuelle dans le but de changer sa perception unilatérale de la sexualité et de la sensibiliser à une plus grande tolérance, acceptation et compréhension. Ça a vraiment fonctionné ! Il aurait avant jamais imaginé que quelqu'un "comme ça" était "normal". Elle les prenait pour des gens psychiquement malades. Après cette lecture, elle avait vraiment changé. Merci Père céleste.

Après la visite de famille, il était déjà tard. Dans la salle de bain, ma mère est revenue sur le sujet de l'outing. Je lui ai reproché que je toutes façon elle ne m'aurait pas cru moi. Elle alors : "c'est pas ce que j'ai dit." "Mais tu l'as pensé." Ça a mit fin à la conversation.

Après mon coming-out, je ne me suis pas sentie aussi bien et libérée que ce qui est présenté dans les films, les livres et les récits d'autres jeunes. J'avais peur que ma mère revienne sur le sujet. J'étais triste et en colère qu'elle ne me prenne pas au sérieux.

Les jours qui suivirent, tout a tourné autour du prochain examen de math. "Tu fais la meilleure note !" "Tu as ton futur entre les mains !" "Tu es de toute façon nulle !" "Tu n'es pas capable, tu n'as aucun avenir, tu ne te fais aucun soucis pour toi-même !" ... "Ne sois pas si démotivée et apprend !"

Comment pourrais-je être motivé quand vous me rabaissez comme ça ? C'est ça votre façon de digérer mon coming-out ? Un jour avant le test de math, il y avait celui d'anglais que je voulais préparer. Mais c'étais impossible. J'ai dû travailler toute la journée sur les math, grâce à quoi personne n'est venu me parler de mon coming-out.

Avec la temps, ma mère m'a prise plus au sérieux. J'en suis contente évidemment. Je regrette juste que c'est seulement depuis qu'une de ses amies astrologue l'a convaincue, un graphique à la main, que mon orientation sexuelle était prévue dans les étoiles depuis le début.

Aujourd'hui leur fille lesbienne fait partie de leur vie de tous les jours, même si on en parle rarement. Ma mère n'a pas de problème avec ça et me laisse sortir avec mes amis gais et lesbiennes, et aller à la gay pride.

La chose chose qui pouvait m'empêcher d'aller à la gay pride de Stuttgart en 2005, c'était la journée de jeunesse avec l'apôtre patriarche Leber. J'ai fait partie des chanceuses qui ont pu le saluer et recevoir personnellement ses vœux de bénédiction. A ce moment là je n'avais pas un seul souci à lui remettre entre les mains. Ça m'a prouvé que Dieu m'aime, qu'il subvient à mes besoins, et que mon homosexualité qui est une partie importante de moi n'est pas une croix à porteur, et que ce n'est en aucun cas "pas naturel". Je suis co-héritière de Christ comme les autres ! Et ce sentiment, je le souhaite à chacun de nous.

                                                                                Johanna

 

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Agenda :

6 - 8 juin 2014: Rassemblement Religieux International, Munich (Allemagne)

3 - 5 octobre 2014: Berlin (Allemagne)

L'écho des médias:

"Treffen der Regenbogen-NAK in Bremerhaven" un article publié par l'Eglise néo-apostolique de l'Allemagne du Nord.