Questions & réponses

Qu'est-ce que l'homosexualité ?

Le terme "homosexualité" est d'acceptation très large et désigne communément aussi bien la disposition à l'attirance amoureuse ou érotique que les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Bien que des termes distincts ont été créés : "homophilie" pour désigner les aspects émotionnels qui seraient le fait uniquement des homosexuels et "homogénitalité" pour désigner une action sexuelle entre deux personnes de même sexe qui peut aussi bien être le fait d'hétérosexuels ou de bisexuels que d'homosexuels, ces mots n'ont pas pris dans le langage courant.

Les homosexuels sont les personnes qui ressentent une attirance émotionnelle, érotique et sexuelle majoritairement envers des personnes de même sexe. Les hommes qui aiment des hommes se disent "gays / gais" ou "homosexuels". Les femmes qui aiment des femmes se disent "lesbiennes". Les hommes et les femmes qui sont attirés aussi bien par les hommes que par les femmes se disent "bisexuels" ou "bi".

Dans les cultures où la puissance sexuelle masculine est une composante importante de l'honneur et de l'estime personnelle du mâle, le terme "homosexuel" est utilisé à tord pour désigner uniquement le partenaire passif d'une pénétration qui est alors déconsidéré pour avoir abandonné son rôle d'homme viril pour l'occasion. Le partenaire actif ne se considérant alors pas nécessairement homosexuel lui-même, même s'il l'est.

Y a-t-il beaucoup d'homosexuels ?

Bien que les résultats des enquêtes varient de 3 à 30 % selon que la question posée se réfère à la façon dont la personne se considère ou si elle a eu une fois dans sa vie une relation homosexuelle, on estime que la proportion d'homosexuels dans la population est stable dans le temps et se situe entre 5 et 10 %.

On peut donc supposer qu'il y aurait alors entre 500 000 et un million d'homosexuels néo-apostoliques.

Les homosexuels sont-ils normaux ?

Il y a des homosexuels dans toutes les cultures, dans tous les pays, dans toutes les couches sociales et dans toutes les générations.

Les homosexuels ne diffèrent de la majorité hétérosexuelle que de par leur orientation sexuelle. La question "les homosexuels sont-ils normaux ?" ne fait pas plus de sens que la question "les gauchers sont-ils normaux ?". C'est un fait qu'il existe des homosexuels, des hétérosexuels et des bisexuels comme il existe des droitiers, des gauchers et des ambidextres. Tous sont normaux, bien que différents. Ou alors qui est normal ?

En fonction de la culture et de l'époque, du contexte économique et social, la différence peut être considérée comme un enrichissement ou une menace. En cas de crise profonde, la masse tente de se rassurer dans une unité imaginaire en s'identifiant à une norme et en rejetant l'inconnu ou la différence.

Les relations homosexuelles et les mariages gays étaient déjà normaux et respectés dans les cultures gréco-romaines antiques et indo-américaines. Aujourd'hui il y a des homosexuels qui s'assument dans tous les domaines de la vie publique, politique, économique, sportive et culturelle.

Et dans la vie quotidienne il y a médecins gays, des institutrices lesbiennes comme il y a des ouvriers gays et des vendeuses lesbiennes.

Est-ce que l'homosexualité est naturelle ?

Oui. Premièrement, l'orientation sexuelle, qu'elle soit hétéo, homo ou bi, est une prédisposition, c'est à dire qu'elle est fixée avant la naissance, non volontaire, non modifiable et est acquise pour la vie.

Ensuite, on sait aujourd'hui qu'on retrouve des comportements homosexuels dans la nature aussi en dehors de l'être humain. Les homosexuels ne sont donc pas contre-nature de ce point de vue.

L'homosexualité peut paraître contre-nature à un hétérosexuel qui ne peut pas s'imaginer être dans cette situation et pour qui il est profondément naturel d'être attiré par une personne de sexe opposé. C'est un sentiment naturel puisque c'est sa propre nature d'être ainsi fait. Pour un homosexuel, il en va de même : il est aussi naturel et évident d'être attiré par un partenaire du même sexe que le contraire l'est pour un hétérosexuel. Quant au bisexuel, il est dans sa nature de ne pas exclure une personne sur la base de son sexe.

Les homosexuels qui s'engagent dans une relation avec un partenaire de même sexe respectent leur nature profonde et se respectent.

L'homosexualité est-elle hériditaire ?

Pas directement puisque les plupart des homosexuels ont majoritairement des parents, des frères et sœurs et des enfants hétérosexuels. S'il y a un facteur génétique déterminant l'orientation sexuelle aucune étude scientifiquement reconnue n'a pu le découvrir à ce jour. Ce qui est clair par contre, c'est que le comportement des parents ne joue aucun rôle sur l'orientation sexuelle de leur enfant tant dans un sens que dans l'autre. Le reproche fait parfois aux parents, ou que les parents se font à eux-mêmes, de ne pas avoir bien élevé leur enfant est sans fondement.

Est-ce que l'homosexualité est une maladie ?

Non. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi que de nombreuses organisations professionnelles de psychiatres ont cessé depuis longtemps de considérer l'homosexualité comme une maladie.

La santé physique et psychologique des homosexuels se situe dans les limites usuelles. Cependant, il faut rappeler que le rejet familial, l'exclusion sociale ou les agressions verbales ou physiques dues à l'homophobie mais aussi le fait de réprimer sa propre sexualité peuvent rendre malade ou conduire au suicide.

Est-ce que l'homosexualité peut être soignée ?

L'homosexualité n'étant pas une malade, cette question ne se pose pas. Cela n'a pas empêché que des essais pour "soigner" l'homosexualité ont été tentés. Mais les résultats obtenus ne sont pas ceux escomptés.

La principale méthode de ces thérapies étant le dégoût des relations sexuelles et le rejet de ses propres désirs, ce qui peut être obtenu est une forme d'abstinence par répression de sa propre sexualité. Cela ne permet pas aux personnes ainsi traitées d'acquérir le désir pour les personnes du sexe opposé, ni de supprimer leur nature homosexuelle mais d'empêcher tant que possible sa réalisation. La sexualité est une partie intégrante de la personnalité d'un individu, les sentiments refoulés ressortent tôt ou tard avec d'autant plus de force qu'ils auront été réprimés.

Est-ce que l'homosexualité est acquise ?

Non. L'orientation sexuelle, qu'elle soit hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle, ne dépend pas de l'environnement. Si l'orientation sexuelle pouvait être modifiée par le fait d'être en contact avec d'autres personnes, il n'y aurait pas d'homosexuels puisque ces derniers, tant durant leur enfance que leur adolescence sont entourés hétérosexuels. La crainte qu'un enfant ou qu'un adolescent devienne homosexuel parce qu'il est en contact avec des personnes homosexuelles est infondée.

Pour les mêmes raisons qu'il n'est pas possible à un homosexuel d'être converti à l'hétérosexualité, un hétérosexuel ne peut pas être converti à l'homosexualité.

L'homosexualité est-elle immorale ?

Non. L'homosexualité est un élément inné de la personnalité d'un individu. Seule une action volontaire peut être morale ou immorale, pas l'orientation en elle-même.

Les homosexuels peuvent ensuite se comporter de manière morale ou immorale tout comme un hétérosexuel peut le faire.

La tradition chrétienne a considéré qu'un comportement homosexuel était de base immoral. Ces considération paulinienne (ou du moins les interprétations qui en sont faites) partent du principe qu'il est dans la nature de l'être humain d'aimer une personne de sexe opposé. Or s'il est bien dans la nature de l'être humain d'aimer une autre personne et qu'il s'agit pour la majorité d'une personne de sexe opposé, pour une minorité, il s'agit d'aimer une personne de même sexe.

Les homosexuels sont-ils pervers, les gays sont-ils pédophiles ?

Ni plus, ni moins que les hétérosexuels. La part d'homosexuels ayant des pratiques dites perverses est comparables à la part d'hétérosexuels ayant ce type de pratiques. Il en est de même quant aux cas de abus sexuels sur mineurs. Dans la majorité des cas, les pédophiles sont des hétérosexuels proches de la famille et la victime une jeune fille. La part des cas d'abus sexuels commis par un homosexuel sur un jeune garçon ne dépasse pas la part d'homosexuels dans la société.

Tous les gays sont-ils efféminés ?

Non. L'orientation sexuelle n'est pas visible sur la personne. L'image du gay efféminé est une caricature, au même titre que le célibataire endurci vivant avec sa mère, le coiffeur maniéré ou le dur en pantalon, harnais et casquette en cuir. Comme toutes les caricatures, elles contiennent une part de réalité dont certains angles sont renforcées à gros traits (principalement par les média). Et si un petite minorité de gays correspond effectivement à ces stéréotypes, soit le temps d'une soirée ou plus durablement, ils forment la partie visible de l'iceberg. La grande majorité des gays se fondent dans la masse. Si vous ne comptez pas 5 à 10 % de gays dans votre cercle d'amis, de vos connaissances ou de votre communauté, c'est qu'ils ne sont pas efféminés, maniérés, vêtus de cuir ou parfois pas célibataires.

Les homosexuels doivent-ils vivre chastement ?

Il n'y a aucune bonne raison de le faire et beaucoup de ne pas le faire. Parce que les homosexuels sont aussi normaux, en bonne santé et naturels que les hétérosexuels, ils ont les mêmes besoins. L'abstinence totale d'activité sexuelle étant néfaste à l'équilibre psychique de l'être humain, elle serait contraire à la nature.

Agenda :

6 - 8 juin 2014: Rassemblement Religieux International, Munich (Allemagne)

3 - 5 octobre 2014: Berlin (Allemagne)

L'écho des médias:

"Treffen der Regenbogen-NAK in Bremerhaven" un article publié par l'Eglise néo-apostolique de l'Allemagne du Nord.